Les gens marchent comme ils le peuvent dans les rues d'Haïti. Au moins 709 morts en Haïti en Haïti.
Au moins 709 morts en Haïti

21 septembre 2004 

Les inondations le week-end dernier en Haïti, provoquées par la tempête tropicale Jeanne, ont fait au moins 709 morts, selon un dernier bilan qui pourrait encore fortement s'aggraver, ont indiqué mardi la Croix Rouge et la Mission des Nations unies en Haïti (Minustah).

Nouveau bilan provisoire des victimes en Haïti: 709 morts

Les inondations le week-end dernier en Haïti, provoquées par la tempête tropicale Jeanne, ont fait au moins 709 morts, selon un dernier bilan qui pourrait encore fortement s'aggraver, ont indiqué mardi la Croix Rouge et la Mission des Nations unies en Haïti (Minustah).

Un précédent bilan avait fait état de quelque 600 morts.

Sur ces 709 morts, 600 ont été dénombrés aux Gonaïves (nord-ouest) où les morgues sont pleines, et 109 dans la région nord et nord-ouest du pays, a-t-on précisé de mêmes sources.

Les autorités craignent que le bilan ne s'aggrave encore avec la découverte de nouveaux corps au fur et à mesure du retrait des eaux.

«On continue à retrouver des corps», a déclaré Toussaint Kongo-Doudou, le porte-parole de la mission de l'ONU. «Je crains que les chiffres (des victimes) n'augmentent car il y a encore des zones qui restent inaccessibles», a déclaré pour sa part à l'AFP Hans Havic de la Fédération internationale des sociétés de Croix Rouge.

«Il y a beaucoup de villages où on n'a pas pu encore atteindre, et j'ai peur que nous n'ayons de mauvaises surprises dans les jours et les semaines à venir» a-t-il ajouté.

Aux Gonaïves, où une morgue improvisée a été ouverte sur le campus de l'université, des équipes de secours internationales collectaient et désinfectaient les cadavres.

Dans certaines rues de la ville, toujours inondées après le passage dévastateur dimanche de la tempête tropicale Jeanne, on pouvait toujours voir des corps dans des gangues de boue.

Des centaines de personnes en outre ont été blessées, beaucoup par des toits qui se sont écroulés. «En une heure, nous avons enregistré 300 personnes venues se faire soigner», a déclaré Hans Havic.

«La situation est catastrophique», a estimé pour sa part Wolde Saugeron, porte-parole du comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Selon ce responsable, l'une des premières priorités sera de pouvoir distribuer de l'eau potable aux 100 000 habitants des Gonaïves.

Par ailleurs, les inquiétudes suscitées sur le sort des 26 000 habitants de l'île de la Tortue dans le nord d'Haïti, dont on craignait qu'elle n'ait disparue lors d'un raz-de-marée dimanche, ont été levées.

Le maire de l'île, Rony Petit-Frère, a démenti qu'elle ait été submergée mais il a déclaré que des victimes et des dégâts sont à déplorer.

«Il y a beaucoup de dégâts matériels, des corps de victimes et d'animaux», a-t-il dit à des médias haïtiens sans pouvoir les chiffrer. Il a précisé que des corps de victimes provenant de la ville de Port-de-Paix, s'étaient échoués sur son île.

Les communications avec l'île de La Tortue étaient coupées depuis le week-end dernier. Des rumeurs avaient dans un premier temps laissé entendre que cette île de 180 km2 avait pu disparaître lors d'un raz-de-marée.

Mardi, Guy Gauvreau, représentant en Haïti du Programme alimentaire mondial (Pam), avait indiqué sur Radio France Internationale que rien d'anormal n'avait été constaté lors de survols de l'île effectués au moyen d'hélicoptères.