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Ancien sergent de l’armée haïtienne, Louis Jodel Chamblain a fait partie du Front de Libération des ex-insurgés qui ont joué un rôle décisif en février dans la démission du président déchu.
Un tribunal haïtien a libéré le paramilitaire haïtien, Louis Jodel Chamblain

19 août 2004           

Les États-Unis se sont déclarés « profondément préoccupés » mardi 17 août après l’acquittement d’un ancien chef paramilitaire haïtien, Louis Jodel Chamblain, et d’un ancien officier haïtien, Jackson Joanis, qui étaient jugé à Port-au-Prince pour implication dans un assassinat.

« Nous regrettons profondément la hâte avec laquelle leurs cas ont été rejugés, ce qui a provoqué des défauts de procédure mettant en question l’intégrité du processus », a déclaré le porte-parole adjoint du département d’État, Adam Ereli.

Les États-Unis, a-t-il ajouté dans un communiqué, « reconnaissent le défi que constitue pour le gouvernement intérimaire », mis en place après le départ en exil en février de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, « la reconstruction d’institutions corrompues et brisées ».

Washington reconnaît également que le gouvernement intérimaire fait aussi face au défi posé par des groupes armés et qu’il a besoin de l’assistance internationale pour établir la légalité dans le pays, selon ce communiqué.

Washington, ajoute-t-il toutefois, « en appelle au gouvernement intérimaire pour qu’il s’assure que les procès concernant des violations flagrantes des droits de l’Homme et autres crimes soient menés de manière crédible ».

Les deux hommes, qui ont été maintenus en détention pour répondre à d’autres accusations, étaient jugés pour implication dans l’assassinat, le 11 septembre 1993, d’un commerçant proche de M. Aristide, alors en exil.

Réfugiés à l’étranger après le retour en 1994 du président Aristide, MM. Joanis et Chamblain avaient été condamnés aux travaux forcés à perpétuité par contumace en septembre 1995.

Ancien sergent de l’armée haïtienne, Louis Jodel Chamblain a fait partie du Front de Libération des ex-insurgés qui ont joué un rôle décisif en février dans la démission du président déchu. Il s’était lui-même rendu aux autorités en avril.