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Le Brésil relève le défi de prendre le commandement de la prochaine coalition militaire en Haïti.
Le général brésilien Heleno dirigera la mission de la "dernière chance" pour Haïti

25 mai 2004           

BRASILIA, - Le général brésilien Augusto Heleno Ribeiro Pereira, qui prendra fin mai le commandement de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUHA), considère que sa mission sera sans doute celle de la "dernière chance" pour aider l’île à sortir de décennies de violences.

Dans une interview à l’AFP vendredi, le général, âgé de 56 ans, qui parle couramment le français et l’espagnol, a estimé que sa mission serait "sans doute celle de la dernière chance pour la reconstruction d’Haïti". Il a souligné toutefois que la situation économique jouerait un grand rôle et que si la population n’avait pas l’impression qu’elle pouvait progresser, "il sera difficile d’apporter une aide efficace".

"Ce ne sera pas une mission facile, mais nous avons confiance dans notre succès. Notre plus grande récompense sera celle d’aider une population qui mérite un pays reconstruit et démocratique, pour pouvoir s’intégrer dans notre continent américain", a déclaré le général Heleno.

Le général arrivera à la fin du mois à Port-au-Prince pour assurer le commandement des effectifs militaires de la MINUHA.

Cette mission doit commencer à remplacer début juin les troupes internationales qui ont été déployées après la démission du président Jean-Bertrand Aristide, fin février dernier.

La MINUHA, formée principalement par des contingents de pays latino-américains (dont 1.200 Brésiliens), comptera 6.700 hommes au total. Elle sera également composée d’un bataillon de Népalais et d’effectifs canadiens, déjà sur place, qui prolongeront leur présence pendant 90 jours, a expliqué le général Heleno. Outre les militaires, 1.622 policiers renforceront la sécurité.

Les militaires de la MINUHA devront aider avant tout à "créer un climat de sécurité, afin d’encourager la population à déposer les armes", a expliqué le général Heleno.