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GEORGETOWN - Le président du Guyana, Bharrat Jagdeo, a rejeté vendredi la possibilité que l’ex-président Jean Bertrand Aristide, qui a quitté le pouvoir le 29 février et se trouve en Jamaïque depuis le 15 mars, soit extradé vers Haïti pour y être jugé.
"Evidemment, la Jamaïque est un pays souverain qui est libre de décider ce qu’elle veut. Mais moi je n’appuierais pas une telle demande (d’extradition)", a indiqué M. Jagdeo à la presse.
M. Aristide qui a retrouvé son épouse et ses enfants en Jamaïque, est autorisé à y rester pour un maximum de 10 semaines et devrait ensuite se rendre en Afrique du Sud où il a obtenu le droit d’asile.
Le président du Guyana a reproché au gouvernement provisoire en place à Port au Prince d’avoir autorisé l’incorporation de rebelles dans la police et d’impulser la réorganisation de l’armée, démantelée par M. Aristide.
"C’est une administration intérimaire, ils doivent se comporter comme une administration intérimaire. Ils n’ont pas été placés là où ils sont par le peuple haïtien et ils devraient faire en sorte de garantir que Haïti revienne à la démocratie le plus tôt possible", a estimé le chef d’Etat.
La Communauté des pays caraïbes (Caricom) a refusé de reconnaître le gouvernement provisoire formé il y a quinze jours par Gérard Latortue.
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