Ruban rouge
Un vaccin, dans cinq ans au plu tôt

Ruban rougeVers un vaccin contre le Sida


Le virus VIH
VIH
Virus de l'Immunodéficience Humaine


Sida Conférence - Durban

UNAIDS

Organisation Mondiale de la Santé
Novembre 2002, Dr Piot est directeur d'Onusida (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida) et secrétaire général adjoint des Nations Unies.

"Le Docteur Peter Piot, tire un constat alarmat: le virus continue sa mortelle progression. Surtout au Sud. Mais, heureusement, la recherche avance."

Le sida est devenu la plus grande épidémie de l'histoire de l'humanité. Et, l'on n'en est encore qu'au début, le virus VIH ne circulant que depuis une vingtaine d'années.

Ce qu'on peut faire, c'est réduire son expansion à un niveau avec lequel on devra vivre. Le sida fait maintenant partie de la condition humaine. Le défi pour l'Europe, c'est de faire baisser le nombre des nouvelles infections; pour les pays en développement, la communauté internationale s'est fixé comme objectif de réduire de 25% en 2005 le taux d'infection chez les jeunes de ces pays.

Pour l'Afrique, il est clair qu'une aide extérieure est indispensable. Et ce n'est pas seulement de la charité. Quand on parle de développement durable, il faut penser que cela n'est pas possible sans survie des populations. Les pays riches ont donc la responsabilité de financer des programmes de prévention et de traitements au Sud.

Cependant, les principales zones d'expansion du VIH sont surtout l'Europe de l'Est et l'Asie centrale. Par exemple, en Ouzbékistan, il y a eu davantage de nouveaux cas de sida durant le premier semestre 2002 que lors de toutes les années précédentes réunies. Tout d'un coup, il y a eu une explosion due à un manque de reconnaisance du problème de la part des autorités et aussi un manque d'informations sur le sujet.

Des motifs de satisfaction

Oui, le taux d'infection chez les jeunes femmes a baissé d'un tiers environ entre 1995 et 2001 en Ethiopie, un des pays pourtant les plus touchés par le fléau.

Au Sud, les médicaments manquent cruellement. Comme c'est là que les besoins sont les plus grands, il faut effectivement tenter de trouver une solution. A Onusida, nous sommes quand même parvenus à faire baisser le prix des médicaments de 90%. Le traitement le moins coûteux se monte désormais à 1 dollar par jour, mais, c'est encore inabordable pour quantité de pays du tiers-monde.

Nous estimons qu'il faut à peu près 10 milliards de dollars par an pour lutter contre le sida dans les pays en développement, et nous en sommes actuellement à 3 milliards.


A quand un vaccin ?

Les progrès sont très significatifs dans le sens où davantage de recherches sont actuellement effectuées sur le vaccin, ce qui n'était pas le cas voici quatre ou cinq ans. Mais dans l'hypothèse la plus optimiste, il ne faut pas compter sur un vaccin préventif avant cinq ans. Ça peut également être dans dix ans...

Côté prévention, le port du préservatif ne fait toujours pas recette. Les soignants vont donc devoir combiner les traitements existants, utiliser avec précaution les molécules disponibles et, surtout, éviter les fautes. Car, a rappelé le Pr Robert Siliciano, chercheur aux Instituts américains de la Santé (NIH), "le virus a la capacité de garder en mémoire toutes les erreurs commises dans le passé.

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