Ruban rouge
Le Sida, un fléau pour les jeunes adultes

Sida et le jeunes adultes

Sida Conférence - Durban

UNAIDS

Organisation Mondiale de la Santé

Effet d'accélération



L’épidémie du Sida flambe en Afrique. Les estimations UNAIDS/OMS les plus récentes indiquent que, seulement pour l’année 1999, 5,4 millions de personnes de plus ont été infectées par le VIH, dont 4 millions pour la seule Afrique subsaharienne.

En dehors de quelques exceptions encourageantes, comme le Sénégal et l’Ouganda, le rapport souligne un «effet d'accélération » et évoque des «défis gigantesques », en particulier dans la région la plus touchée, celle du cône sud de l’Afrique.

L’Afrique de l’Ouest où les taux de séropositivité sont beaucoup plus bas (le plus souvent inférieurs à 3 pour cent des adultes), connaît une élévation dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, qui «figure dans les quinze pays du monde les plus touchés », ou le Nigeria.

L’Asie tient le VIH en échec, mais pour combien de temps encore ?. Trois pays, le Cambodge, la Birmanie et la Thaïlande ont une prévalence (taux d’affectation chez les 15-49 ans) dépassant 1 %. Cependant, certaines régions, beaucoup plus peuplées que la plupart des pays africains, ont des taux très supérieurs à la moyenne nationale. En Inde où sept personnes sur mille seulement sont séropositives, le nombre de personnes vivant avec le virus est de 3,7 millions.

La situation est contrastée sur le continent américain. Au nord, comme dans les autres pays nantis, l’épidémie est contrôlée, mais deux problèmes sont signalés : les taux de prévalence demeurent élevés parmi les injecteurs de drogues et des indices laissent penser à une augmentation des comportements à risque dans certaines communautés homosexuelles.

L’organisation internationale, UNAIDS, insiste sur le fait que «le VIH est en train de décimer les populations de plusieurs Etats des Caraïbes ». « Certains d'entre eux connaissent des épidémies plus graves que n'importe quel pays du monde, à l'exception de l'Afrique subsaharienne ». Haïti et les Bahamas sont les plus touchés, avec respectivement 5 % et 4 % de prévalence dans la population adulte.

L’Amérique latine présente un tableau très hétérogène avec les taux les plus élevés d’infection du côté caraïbe du continent, les pays andins étant les plus faiblement atteints.
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Impact économique

La crainte de l’ONU pour les pays d ‘Europe orientale et d’Asie centrale, est de voir flamber le VIH parmi les toxicomanes injecteurs de drogues, qui constitue « le risque majeur » pour la région. L’estimation des Russes séropositifs est de 130 000, mais le nombre d’injecteurs de drogues est évalué entre un et deux millions et demi.

Au terme de cet état des lieux, les experts de l’ONU montrent l’énorme tribut démographique et économique payé par les pays les plus touchés.

Les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et de la santé subissent des effets dévastateurs. Le rapport souligne à quel point le VIH cause des dommages au monde des affaires, du fait de l’absentéisme, de la baisse de la productivité et de l’augmentation du coût des heures supplémentaires à payer aux employés travaillant plus longtemps pour remplacer leurs collègues malades.

De même, le rapport s’attache à identifier les facteurs de vulnérabilité que constituent la violence à l’égard des femmes, le viol, les abus sur les enfants et, plus généralement, le manque d’éducation.

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