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Les psychiatres et les psychologues, pour déceler ou identifier les problèmes ou les obsessions de leurs patients, leur demandent souvent de donner libre cours (niveau verbalisation) à leurs désirs, pensées, fantasmes. Cette pratique provoque une libération comme un épanchement ordinaire à un confident produit un soulagement. Les dessins des malades et l'interprétation et l'explication par ces derniers de motifs n'ayant aucune forme bien nette, aident les psychothérapeutes à découvrir les causes ou l'étiologie des affections mentales.
N'y a-t-il que de la brutalité dans le carnaval ? Certainement pas. On protège les plus faibles, les amis. C'est une ambivalence naturelle de la sexualité. On veut détruire en même temps que l'on veut conserver. Cette contradiction se remarque dans le besoin de la présence de l'autre (conservation) pour assouvir son agressivité (destruction). HEGEL, par sa "Dialectique du Maître et de l'Esclave) avait bien compris cette ambivalence dans les rapports humains.
Les parents font toujours remarquer que cette propension à déclamer des stéréotypes sexuels n'existait pas tellement à leur époque. Un adulte de vingt cinq ans affirmerait avec autant de vérité que dans son enfance la sexualité ne dominait pas de façon verbale le carnaval. Les participants répétaient avec force les noms de leurs groupes (groupe musical), mais ils exprimaient la sexualité par des images ou des caricatures. La société était donc satisfaite puisque toujours elle ne veut pas qu'on en parle.
Ce changement provient du fait que les enfants commencent à ne plus croire que la sexualité est vile, dégradante, malsaine ou antireligieuse. Cette nouvelle conception provient de la diffusion, par les médias, des découvertes de FREUD sur la sexualité et surtout de ses effets sur le comportement de plusieurs peuples qui nous sont souvent donnés en exemple dans les livres d'éducation sexuelle et dans des films.
Le carnaval rétablit chez l'individu l'équilibre psychique rompu par les constants stress subis tout au long de l'année. Afin de diminuer le nombre de ces refoulements, les parents ont intérêt à changer d'attitude envers les enfants en cessant de considérer tout ce qui a rapport avec le sexe comme symbolique du péché. Il faudrait de préférence qu'ils informent les enfants de tous les aspects de cette sexualité qui est en réalité ni morale, ni immorale. C'est peut-être la meilleure manière de ne plus faire du sexe la principale obsession des jeunes.
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